Littératie électronique
Articles
Comprendre l’espace d’apprentissage
04 juillet 2008
Comment les écoles réussissent-elles à favoriser la personnalisation de l’apprentissage par l’utilisation des technologies numériques ? Les recherches présentées dans cet article explorent la relation entre les technologies numériques et les évolutions actuelles pour offrir une expérience d’apprentissage plus personnalisée. Nous formulons des recommandations pour encourager une meilleure compréhension des espaces d’apprentissage et une meilleure utilisation des technologies numériques.
Nous commençons par présenter un modèle descriptif de la relation entre les apprenants, les espaces pédagogiques dans lesquels ils évoluent et les technologies numériques. Nous identifions ainsi quatre espaces clés (espace d’apprentissage personnel, espace d’enseignement, espace scolaire et espace de vie) qui ont un impact sur l’expérience éducative des apprenants. Ces espaces ne sont pas encore très bien compris aujourd’hui et, par conséquent, une grande partie de l’apprentissage informel et formel des enfants n’est pas reconnue ni évaluée.
Nous testons ensuite la validité de ce modèle à partir de preuves tirées de plusieurs projets de recherche nationaux, qui ont tous utilisé une conception méthodologique mixte en recueillant des données qualitatives et quantitatives par le biais de groupes de discussion, d’entretiens, de sondages et de séries de données nationales sur les performances des apprenants. Les données présentées ici proviennent de rapports d’études de cas et comprennent des observations en classe ainsi que des commentaires formulés directement par les enseignants, les responsables éducatifs et les apprenants. Nous examinons les implications de ces données et de ce modèle pour notre compréhension des moyens d’utiliser efficacement les technologies numériques dans l’éducation.
Dans le modèle éducatif traditionnel, la conception de l’espace d’apprentissage relevait essentiellement de l’institution et de l’enseignant. Les caractéristiques physiques de l’espace d’apprentissage personnel peuvent toujours être influencées par les enseignants et les institutions, mais la conception de cet espace et les utilisations de la technologie relèvent des apprenants. Afin de créer un apprentissage efficace, il est nécessaire de comprendre les différents espaces en jeu dans la personnalisation de l’apprentissage et de répondre aux perceptions et aux comportements des apprenants.
Nous testons ensuite la validité de ce modèle à partir de preuves tirées de plusieurs projets de recherche nationaux, qui ont tous utilisé une conception méthodologique mixte en recueillant des données qualitatives et quantitatives par le biais de groupes de discussion, d’entretiens, de sondages et de séries de données nationales sur les performances des apprenants. Les données présentées ici proviennent de rapports d’études de cas et comprennent des observations en classe ainsi que des commentaires formulés directement par les enseignants, les responsables éducatifs et les apprenants. Nous examinons les implications de ces données et de ce modèle pour notre compréhension des moyens d’utiliser efficacement les technologies numériques dans l’éducation.
Dans le modèle éducatif traditionnel, la conception de l’espace d’apprentissage relevait essentiellement de l’institution et de l’enseignant. Les caractéristiques physiques de l’espace d’apprentissage personnel peuvent toujours être influencées par les enseignants et les institutions, mais la conception de cet espace et les utilisations de la technologie relèvent des apprenants. Afin de créer un apprentissage efficace, il est nécessaire de comprendre les différents espaces en jeu dans la personnalisation de l’apprentissage et de répondre aux perceptions et aux comportements des apprenants.
Articles
Que font l’UE et les États membres en matière de littératie numérique ?
28 Novembre 2007
En 2006, les États membres de l’UE se sont eux-mêmes fixé un objectif ambitieux : réduire de moitié l’écart en matière de littératie numérique entre les « groupes à risque » et la population moyenne d’ici à 2010. Les États membres s’étant engagés à faire de l’Europe l’économie fondée sur la connaissance la plus compétitive du monde dès la fin de la présente décennie, il est essentiel de faire en sorte que personne ne soit laissé de côté et que les employeurs aient accès aux compétences nécessaires pour assurer la croissance économique prévue.
À cette fin, l’UE et les États membres ont commencé à mettre en place un ensemble complet de politiques visant à améliorer les niveaux de littératie numérique au sein de la population européenne. Globalement, les premières mesures ont reflété une compréhension fonctionnelle de la littératie numérique se limitant à la capacité d’une personne à utiliser efficacement le matériel informatique et les logiciels. Les mesures, qui ciblent en priorité les groupes de population particulièrement touchés par l’illettrisme numérique selon les statistiques (les chômeurs, les handicapés, les femmes et les personnes âgées), visent à fournir des compétences de base en matière de TIC et à garantir que les élèves sont compétents en informatique à la fin de leur cursus scolaire.
Néanmoins, le discours de l’UE et des États membres évolue progressivement vers une compréhension de la littératie numérique plus simplement décrite comme une « littératie médiatique ». En tant que telle, elle englobe une importante dimension cognitive et d’évaluation qui faisait défaut dans la compréhension fonctionnelle. Les initiatives les plus récentes entreprises par la Commission européenne dans le cadre du récent programme i2010 s’intègrent dans cette nouvelle vision, tout comme celles des États membres, où la littératie médiatique n’était utilisée au départ que par certains pays en lien avec la formation aux TIC dans les écoles.
Mais une compréhension plus sophistiquée de la littératie numérique nécessite des approches plus sophistiquées de la mesure du succès. L’un des principaux enjeux de l’avenir proche consiste par conséquent à trouver des indicateurs moins schématiques et permettant de mieux prendre en compte la diversité des sujets et des modalités d’application nécessaires pour faire des politiques en matière de littératie numérique un succès. Ce n’est que lorsque nous serons parvenus à une meilleure compréhension de ce qui fonctionne ou non que nous pourrons commencer à nous attaquer à l’illettrisme numérique persistant en Europe aujourd’hui.
Néanmoins, le discours de l’UE et des États membres évolue progressivement vers une compréhension de la littératie numérique plus simplement décrite comme une « littératie médiatique ». En tant que telle, elle englobe une importante dimension cognitive et d’évaluation qui faisait défaut dans la compréhension fonctionnelle. Les initiatives les plus récentes entreprises par la Commission européenne dans le cadre du récent programme i2010 s’intègrent dans cette nouvelle vision, tout comme celles des États membres, où la littératie médiatique n’était utilisée au départ que par certains pays en lien avec la formation aux TIC dans les écoles.
Mais une compréhension plus sophistiquée de la littératie numérique nécessite des approches plus sophistiquées de la mesure du succès. L’un des principaux enjeux de l’avenir proche consiste par conséquent à trouver des indicateurs moins schématiques et permettant de mieux prendre en compte la diversité des sujets et des modalités d’application nécessaires pour faire des politiques en matière de littératie numérique un succès. Ce n’est que lorsque nous serons parvenus à une meilleure compréhension de ce qui fonctionne ou non que nous pourrons commencer à nous attaquer à l’illettrisme numérique persistant en Europe aujourd’hui.
Articles
eTwinning : une nouvelle voie pour les écoles européennes
26 Septembre 2007
Cet article étudie l’action eTwinning dans le contexte social et éducatif de l’Europe du XXIe siècle. Il décrit en détail l’évolution et la structure d’eTwinning, les opportunités qu’il offre aux enseignants en termes de pratique pédagogique et de perfectionnement professionnel, ainsi que les résultats obtenus par le portail www.eTwinning.net.
eTwinning est né en 2004 à l’initiative de la Commission européenne, avec pour mission de jumeler les écoles européennes de façon informelle et de permettre aux enseignants de travailler ensemble sans avoir à s’engager dans un travail à long terme comme c’est normalement le cas dans le cadre des projets Comenius. eTwinning est conçu pour offrir une approche extrêmement flexible du travail pédagogique coopératif et présente une structure assez unique en termes de qualité et de soutien apporté aux enseignants de tous niveaux.
Les qualités uniques d’eTwinning résident dans l’existence de services de soutien extrêmement actifs aux niveaux national et européen, fournis par les Bureaux d’assistance nationaux (BAN) et le Bureau d’assistance européen (BAE), respectivement, ainsi que dans le grand nombre de mesures d’encouragement intégrées au programme pour les enseignants sous la forme de labels de qualité.
Le programme de perfectionnement professionnel destiné à tous ceux qui souhaitent recourir à eTwinning comprend des ateliers de travail à l’échelle nationale et à l’échelle européenne, qui constituent pour les enseignants une plate-forme d’échange et de développement de bonnes pratiques.
En plein cœur du succès de cette action, le portail www.eTwinning.net est une plate-forme de communication extrêmement sophistiquée, disponible en vingt langues et proposant une large gamme d’outils spécifiques à l’intention des enseignants.
eTwinning est-il un succès ? On ne peut que répondre par l’affirmative si l’on observe les statistiques relatives au nombre d’écoles et d’enseignants inscrits. Les enseignants considèrent cette initiative comme un moyen facile et non bureaucratique de réaliser des projets ensemble sur une plate-forme en ligne extrêmement développée.
Les qualités uniques d’eTwinning résident dans l’existence de services de soutien extrêmement actifs aux niveaux national et européen, fournis par les Bureaux d’assistance nationaux (BAN) et le Bureau d’assistance européen (BAE), respectivement, ainsi que dans le grand nombre de mesures d’encouragement intégrées au programme pour les enseignants sous la forme de labels de qualité.
Le programme de perfectionnement professionnel destiné à tous ceux qui souhaitent recourir à eTwinning comprend des ateliers de travail à l’échelle nationale et à l’échelle européenne, qui constituent pour les enseignants une plate-forme d’échange et de développement de bonnes pratiques.
En plein cœur du succès de cette action, le portail www.eTwinning.net est une plate-forme de communication extrêmement sophistiquée, disponible en vingt langues et proposant une large gamme d’outils spécifiques à l’intention des enseignants.
eTwinning est-il un succès ? On ne peut que répondre par l’affirmative si l’on observe les statistiques relatives au nombre d’écoles et d’enseignants inscrits. Les enseignants considèrent cette initiative comme un moyen facile et non bureaucratique de réaliser des projets ensemble sur une plate-forme en ligne extrêmement développée.
Articles
Dossiers d'elearningeuropa.info - Compétences et e learning
16 juin 2006
Avons-nous besoin de l’e learning pour acquérir des compétences ou avons-nous besoin d’acquérir des compétences pour relever le défi de l’e learning ?
D’une part, l’éducation et la formation tout au long de la vie – dont l’e-learning fait partie – requièrent certaines "e compétences", telles que les compétences numériques, afin de remplir pleinement leurs objectifs. Les compétences nécessaires varient en fonction du rôle de chacun : un enseignant n’a pas besoin des mêmes aptitudes qu’un étudiant ou qu’un concepteur de cours. Les compétences TIC des formateurs et les compétences nécessaires à l’enseignement des compétences numériques aux élèves font actuellement l’objet d’une évaluation et d’une discussion de grande ampleur.
D’autre part, l’éducation et la formation tout au long de la vie permettent d’acquérir des compétences nécessaires dans les sphères personnelle, publique et professionnelle. Une recommandation du Parlement européen indique que les gens et leurs compétences sont l’atout majeur de l’Europe pour la croissance et l’emploi. Ainsi, l’accès aux huit compétences peut être assuré par l’apprentissage tout au long de la vie.
"Culture numérique" et "apprendre à apprendre" figurent parmi les huit compétences clés présentées dans la recommandation. La culture numérique implique "l’usage sûr et critique des Technologies de la société de l’information (TSI) au travail, dans les loisirs et dans la communication". Au-delà des compétences TIC de base, elle requiert une connaissance de la nature, du rôle et des possibilités offertes par les TSI dans un contexte quotidien. Apprendre à apprendre mobilise l’ensemble du processus d’apprentissage, de l’organisation de son propre apprentissage et de la connaissance de ses besoins en la matière par le biais du traitement et de l’assimilation des informations et des compétences nouvelles, jusqu’à l’application des connaissances et des compétences acquises dans divers contextes.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire la sélection suivante d’articles relatifs aux compétences, aux e compétences et à l’e learning, précédemment publiés sur elearningeuropa.info.
Michelle Selinger, stratège en pédagogie chez Cisco Systems, traite du développement de la main d’œuvre impliquant à la fois le secteur privé et les milieux de l’enseignement. L’enseignement hybride et l’e learning peuvent être un aspect de la solution lorsque la formation doit être plus ciblée et plus spécifique. Elle écrit : "L’e-learning implique un certain degré d’alphabétisation numérique. Le devoir de tout employeur est de veiller à ce que son personnel ait les compétences indispensables pour suivre une formation e learning". Lisez l’article complet, intitulé "Valorisation de la main-d’œuvre et accès à l’e learning" (de es en fr it pl) . Date de publication originale : 5 janvier 2005.
Tapio Varis, professeur d’éducation aux médias, responsable de la chaire UNESCO en formation en ligne, avance dans son article que « les nouvelles possibilités en matière d'apprentissage lancent des défis fondamentaux en terme de nouvelles littératies et de nouvelles compétences liées à l'e learning ». Il présente différents éléments permettant aux enseignants, aux étudiants, aux salariés... de renforcer leur bagage de connaissances et leur aptitude à la réflexion critique. Lisez l’article complet, intitulé "Nouvelles littératies et compétences en e learning" (de en es fr it). Date de publication originale : 30 avril 2005.
Le département flamand de l’Enseignement (Belgique) a identifié 70 compétences qui devraient être acquises avant la fin de l’enseignement primaire. Selon le département, "ces compétences soutiennent et renforcent ce processus en permettant aux élèves d’utiliser activement les possibilités offertes par les TIC". Parallèlement aux compétences relatives au processus d’apprentissage, qui sont le cœur des compétences TIC dans l’enseignement primaire, l’article présente les "aptitudes techniques et opératoires" et "les compétences sociales et éthiques". Lisez l’article complet, intitulé "Les compétences TIC des enfants en école primaire" (en de es fr). Date de publication originale : 28 juin 2004.
L’article de Kathy Kikis-Papadakis, chercheur à l’IACM, en Grèce, propose aux professeurs des établissements d’enseignement secondaire des lignes directrices relatives aux savoir-faire nécessaires à l’acquisition d’une série d’e-compétences de base. Lisez l’article complet, intitulé "Un guide pratique pour introduire des e compétences à l’école" (de es fr it en pl). Date de publication originale : 25 février 2005.
Anja Balanskat, analyste des politiques à European Schoolnet (EUN), résume dans son article les conclusions principales du rapport de l’EUN relatif à l’évaluation et à la formation aux TIC des enseignants dans seize pays européens. Lisez l’article complet, intitulé "Assessment schemes for teaching ICT competence - a policy analysis". Date de publication originale : 16 septembre 2005.
D’autre part, l’éducation et la formation tout au long de la vie permettent d’acquérir des compétences nécessaires dans les sphères personnelle, publique et professionnelle. Une recommandation du Parlement européen indique que les gens et leurs compétences sont l’atout majeur de l’Europe pour la croissance et l’emploi. Ainsi, l’accès aux huit compétences peut être assuré par l’apprentissage tout au long de la vie.
"Culture numérique" et "apprendre à apprendre" figurent parmi les huit compétences clés présentées dans la recommandation. La culture numérique implique "l’usage sûr et critique des Technologies de la société de l’information (TSI) au travail, dans les loisirs et dans la communication". Au-delà des compétences TIC de base, elle requiert une connaissance de la nature, du rôle et des possibilités offertes par les TSI dans un contexte quotidien. Apprendre à apprendre mobilise l’ensemble du processus d’apprentissage, de l’organisation de son propre apprentissage et de la connaissance de ses besoins en la matière par le biais du traitement et de l’assimilation des informations et des compétences nouvelles, jusqu’à l’application des connaissances et des compétences acquises dans divers contextes.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire la sélection suivante d’articles relatifs aux compétences, aux e compétences et à l’e learning, précédemment publiés sur elearningeuropa.info.
Michelle Selinger, stratège en pédagogie chez Cisco Systems, traite du développement de la main d’œuvre impliquant à la fois le secteur privé et les milieux de l’enseignement. L’enseignement hybride et l’e learning peuvent être un aspect de la solution lorsque la formation doit être plus ciblée et plus spécifique. Elle écrit : "L’e-learning implique un certain degré d’alphabétisation numérique. Le devoir de tout employeur est de veiller à ce que son personnel ait les compétences indispensables pour suivre une formation e learning". Lisez l’article complet, intitulé "Valorisation de la main-d’œuvre et accès à l’e learning" (de es en fr it pl) . Date de publication originale : 5 janvier 2005.
Tapio Varis, professeur d’éducation aux médias, responsable de la chaire UNESCO en formation en ligne, avance dans son article que « les nouvelles possibilités en matière d'apprentissage lancent des défis fondamentaux en terme de nouvelles littératies et de nouvelles compétences liées à l'e learning ». Il présente différents éléments permettant aux enseignants, aux étudiants, aux salariés... de renforcer leur bagage de connaissances et leur aptitude à la réflexion critique. Lisez l’article complet, intitulé "Nouvelles littératies et compétences en e learning" (de en es fr it). Date de publication originale : 30 avril 2005.
Le département flamand de l’Enseignement (Belgique) a identifié 70 compétences qui devraient être acquises avant la fin de l’enseignement primaire. Selon le département, "ces compétences soutiennent et renforcent ce processus en permettant aux élèves d’utiliser activement les possibilités offertes par les TIC". Parallèlement aux compétences relatives au processus d’apprentissage, qui sont le cœur des compétences TIC dans l’enseignement primaire, l’article présente les "aptitudes techniques et opératoires" et "les compétences sociales et éthiques". Lisez l’article complet, intitulé "Les compétences TIC des enfants en école primaire" (en de es fr). Date de publication originale : 28 juin 2004.
L’article de Kathy Kikis-Papadakis, chercheur à l’IACM, en Grèce, propose aux professeurs des établissements d’enseignement secondaire des lignes directrices relatives aux savoir-faire nécessaires à l’acquisition d’une série d’e-compétences de base. Lisez l’article complet, intitulé "Un guide pratique pour introduire des e compétences à l’école" (de es fr it en pl). Date de publication originale : 25 février 2005.
Anja Balanskat, analyste des politiques à European Schoolnet (EUN), résume dans son article les conclusions principales du rapport de l’EUN relatif à l’évaluation et à la formation aux TIC des enseignants dans seize pays européens. Lisez l’article complet, intitulé "Assessment schemes for teaching ICT competence - a policy analysis". Date de publication originale : 16 septembre 2005.
Articles
Dossiers d'elearningeuropa.info - Formation et travail : comment les TIC changent-elles la façon dont vous apprenez au travail ?
07 Mars 2006
Voici le premier numéro des "Dossiers elearningeuropa.info", un choix de textes clés déjà publiés sur le portail. Chaque dossier traitera d’un aspect majeur de l’e-learning. Il rassemblera des avis d’experts et encouragera les lecteurs à faire des commentaires et à débattre.
Bonne lecture et n’hésitez pas à participer !
Bonne lecture et n’hésitez pas à participer !Les entreprises doivent relever de nombreux défis engendrés par le développement rapide de la technologie, l’augmentation du volume d’information, la mondialisation et la nécessité de répondre toujours mieux au plus près des attentes de la clientèle.
La collaboration et l’interaction sont les aspects clés du bon fonctionnement de l’entreprise. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) génèrent en permanence de nouveaux outils permettant d’accélérer la transmission de données et la communication. Les méthodes de travail, ainsi que les moyens de les appliquer, changent rapidement et l’apprentissage permanent est le meilleur moyen de soutenir les individus et les organisations.
L’apprentissage au travail fait référence aux situations dans lesquelles l’apprentissage et le travail sont liés et a généralement été assimilé à l’apprentissage des tâches. Actuellement, les méthodes de travail changent si rapidement que l’on peut dire que la demande d’apprentissage au travail est permanente et perdure tout au long de la carrière. C’est dans cette optique que de nombreuses entreprises ont adopté les méthodes et les outils e-learning.
Nous avons rassemblé des articles liés à ce thème publiés précédemment sur le portail elearningeuropa.info. Vous y trouverez aussi bien des études de cas que des points de vue plus généraux sur l’utilisation de l’e-learning dans la formation professionnelle.
Compétences TIC
L’article de Pekka Tenhonen, de l’université Åbo Akademi, présente des points de vue d’employeurs européens sur les compétences TIC des diplômés. De manière générale, les employeurs interrogés étaient satisfaits quant aux compétences TIC les plus demandées dans le contexte de l’entreprise : utilisation du traitement de texte, du tableur, du courrier électronique et d’Internet. Il est ressorti des entretiens que l’utilisation de l’e-learning variait en fonction de la taille des entreprises, que les grandes entreprises l’utilisaient déjà plus que les petites et que les diplômés ayant des compétences TIC se trouvaient donc avantagés à cet égard. Lisez l’article complet : European Employers are Satisfied with Graduates’ ICT Skills (en, fi, sv).
Plateformes e-learning
Sergio Vásquez Bronfman, professeur à l’ESCP-EAP (European School of Management), décrit le programme e-learning de l’un des principaux établissements bancaires espagnols, “la Caixa”. Le programme « Virtaula » a commencé en 2000 par la formation de nouveaux salariés. Le succès rencontré lors de sa mise en place et les bons résultats obtenus ont conduit à l’élargissement du public cible et au développement des outils e-learning. Lisez l’article complet : Virtaula Caixa Case Study (de, es, en, fr, it).
PME
John Munro, de l’Université de Sterling, expose une étude de cas où un cabinet d’ingénierie de taille moyenne du centre de l’Écosse a mis en place l’e-learning dans un contexte de travail. L’un des objectifs de cette initiative était de créer un intérêt pour l’apprentissage tout au long de la vie. Les résultats ont cependant révélé des problèmes courants, comme la pression liée aux contraintes de temps et à la charge de travail, en dépit de l’importance accordée à l’e learning. Lisez l’article complet : The Experience of a Work Based Learning Project Using e-Learning (en).
Société du savoir
Richard Straub, directeur des solutions e-learning d’IBM Europe, nous assure que l’e-learning « est un outil efficace et rentable pour favoriser la constitution des effectifs ». L’e-learning peut donc jouer un rôle significatif dans la construction de la société du savoir et constitue un moteur essentiel de la compétitivité européenne. Lisez l’article complet : e-Learning – a driver of European Competitiveness (en).
Formation professionnelle, enseignement hybride
Carsten Gydahl-Jensen, responsable de projet chez SIMTECH, décrit un exemple concret où l’e learning est utilisé dans la formation professionnelle : la formation en ligne organisée par le Danish Meat Trade College (école danoise des métiers de la viande) en vue de renforcer les capacités des professionnels de l’industrie du porc. Les étudiants ont affaire à des objectifs d’apprentissage précis, à des méthodes d’apprentissage électronique et à des présentations multimédia. Lisez l’article complet : Blended learning in the meat industry: a training course using e-learning to qualify staff to work in meat processing (en).
Gestion
Un projet Minerva baptisé iColl apporte l’innovation dans un cursus de commerce international, au moyen de la collaboration interculturelle. Les participants, futurs cadres, évoluent dans un environnement d’apprentissage en réseau et mènent à bien un projet de groupe sur les aspects de l’innovation. Lisez l’article complet : iColl brings innovation to manager training through collaboration (en).
La collaboration et l’interaction sont les aspects clés du bon fonctionnement de l’entreprise. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) génèrent en permanence de nouveaux outils permettant d’accélérer la transmission de données et la communication. Les méthodes de travail, ainsi que les moyens de les appliquer, changent rapidement et l’apprentissage permanent est le meilleur moyen de soutenir les individus et les organisations.
L’apprentissage au travail fait référence aux situations dans lesquelles l’apprentissage et le travail sont liés et a généralement été assimilé à l’apprentissage des tâches. Actuellement, les méthodes de travail changent si rapidement que l’on peut dire que la demande d’apprentissage au travail est permanente et perdure tout au long de la carrière. C’est dans cette optique que de nombreuses entreprises ont adopté les méthodes et les outils e-learning.
Nous avons rassemblé des articles liés à ce thème publiés précédemment sur le portail elearningeuropa.info. Vous y trouverez aussi bien des études de cas que des points de vue plus généraux sur l’utilisation de l’e-learning dans la formation professionnelle.
Compétences TIC
L’article de Pekka Tenhonen, de l’université Åbo Akademi, présente des points de vue d’employeurs européens sur les compétences TIC des diplômés. De manière générale, les employeurs interrogés étaient satisfaits quant aux compétences TIC les plus demandées dans le contexte de l’entreprise : utilisation du traitement de texte, du tableur, du courrier électronique et d’Internet. Il est ressorti des entretiens que l’utilisation de l’e-learning variait en fonction de la taille des entreprises, que les grandes entreprises l’utilisaient déjà plus que les petites et que les diplômés ayant des compétences TIC se trouvaient donc avantagés à cet égard. Lisez l’article complet : European Employers are Satisfied with Graduates’ ICT Skills (en, fi, sv).
Plateformes e-learning
Sergio Vásquez Bronfman, professeur à l’ESCP-EAP (European School of Management), décrit le programme e-learning de l’un des principaux établissements bancaires espagnols, “la Caixa”. Le programme « Virtaula » a commencé en 2000 par la formation de nouveaux salariés. Le succès rencontré lors de sa mise en place et les bons résultats obtenus ont conduit à l’élargissement du public cible et au développement des outils e-learning. Lisez l’article complet : Virtaula Caixa Case Study (de, es, en, fr, it).
PME
John Munro, de l’Université de Sterling, expose une étude de cas où un cabinet d’ingénierie de taille moyenne du centre de l’Écosse a mis en place l’e-learning dans un contexte de travail. L’un des objectifs de cette initiative était de créer un intérêt pour l’apprentissage tout au long de la vie. Les résultats ont cependant révélé des problèmes courants, comme la pression liée aux contraintes de temps et à la charge de travail, en dépit de l’importance accordée à l’e learning. Lisez l’article complet : The Experience of a Work Based Learning Project Using e-Learning (en).
Société du savoir
Richard Straub, directeur des solutions e-learning d’IBM Europe, nous assure que l’e-learning « est un outil efficace et rentable pour favoriser la constitution des effectifs ». L’e-learning peut donc jouer un rôle significatif dans la construction de la société du savoir et constitue un moteur essentiel de la compétitivité européenne. Lisez l’article complet : e-Learning – a driver of European Competitiveness (en).
Formation professionnelle, enseignement hybride
Carsten Gydahl-Jensen, responsable de projet chez SIMTECH, décrit un exemple concret où l’e learning est utilisé dans la formation professionnelle : la formation en ligne organisée par le Danish Meat Trade College (école danoise des métiers de la viande) en vue de renforcer les capacités des professionnels de l’industrie du porc. Les étudiants ont affaire à des objectifs d’apprentissage précis, à des méthodes d’apprentissage électronique et à des présentations multimédia. Lisez l’article complet : Blended learning in the meat industry: a training course using e-learning to qualify staff to work in meat processing (en).
Gestion
Un projet Minerva baptisé iColl apporte l’innovation dans un cursus de commerce international, au moyen de la collaboration interculturelle. Les participants, futurs cadres, évoluent dans un environnement d’apprentissage en réseau et mènent à bien un projet de groupe sur les aspects de l’innovation. Lisez l’article complet : iColl brings innovation to manager training through collaboration (en).
Articles
« Au cours des trois prochaines années, nous allons faire en sorte de jumeler 30 000 écoles grâce à l’Internet. »
27 Novembre 2003
Interview réalisé par David Segarra, directeur de contenus d'elearningeuropa.info
Le conseil de l’UE vient d’approuver le programme eLearning 2004-2006. Près de 44 millions d’euros seront consacrés à la promotion du jumelage entre écoles et au développement de campus virtuels et de l’alphabétisation numérique.
Le conseil de l’UE vient d’approuver le programme eLearning 2004-2006. Près de 44 millions d’euros seront consacrés à la promotion du jumelage entre écoles et au développement de campus virtuels et de l’alphabétisation numérique.
Maruja Gutiérrez Díaz est l’une des responsables directes de l’élaboration et du développement du programme eLearning 2004-2006. Dans cet entretien, la responsable de l’Unité multimédia au sein de la Direction générale de l’éducation et de la culture de la Commission européenne nous parle des actions qui seront entreprises et des résultats qu’elle en attend.
Le programme eLearning entrera en vigueur en janvier et devra jouer le rôle de catalyseur. Selon Maruja Gutiérrez, « la Commission européenne souhaite que les nouvelles technologies fassent partie du quotidien de l’éducation à tous les niveaux et nous devrons être très pragmatiques pour atteindre cet objectif ». Elle ajoute que « le programme eLearning ne va rien réinventer : il aura recours aux résultats de projets déjà réalisés pour les mettre à la portée de tous ».
Quelle sera la principale action du programme eLearning ?
Le jumelage entre écoles. La Commission européenne va consacrer environ la moitié du budget à cette action, soit 7 millions d’euros par an. Il s’agit d’un projet très ambitieux. Le jumelage entre écoles nous aidera à accentuer la dimension européenne de l’éducation. Nous voyons encore ici les avantages que présentent les nouvelles technologies en tant qu’élément de changement.
En quoi consiste le jumelage entre écoles ?
Il s’agit d’utiliser les technologies de l’information et de la communication afin d’établir des rapports de coopération entre établissements scolaires de différents pays. Notre objectif est de parvenir à ce qu’aucun enfant ne sorte de l’école sans avoir participé à un projet européen de ce type. Pour l’instant nous visons le jumelage entre 30000 établissements scolaires européens grâce à l’Internet avant 2007.
Comment seront abordés les problèmes de langue ?
D’après notre expérience, lorsqu’il y a de nombreux participants, une seule langue (presque toujours l’anglais) est utilisée. C’est la raison pour laquelle le jumelage scolaire sera possible dès l’existence de deux participants. Nous voulons ainsi favoriser l’utilisation du plus grand nombre de langues possibles, conformément aux efforts entrepris par la Commission européenne pour la promotion de la diversité linguistique et culturelle.
Concrètement, quelles seront les mesures appliquées dans le but de favoriser le jumelage ?
Étant donné la quantité d’établissements scolaires qui existent en Europe, il nous semble impossible de financer directement les écoles. Notre stratégie sera donc de fournir aux enseignants une série de ressources et d’outils. Nous sommes, tout d’abord, en train de préparer une liste d’exemples de jumelages intéressants qui puissent servir de source d’inspiration aux professeurs. Nous allons également élaborer une description détaillée des systèmes scolaires afin de faciliter la tâche aux enseignants à la recherche d’un établissement similaire dans un autre système éducatif. Nous travaillons également à la mise en place d’un moteur de recherche de participants. Toutes ces informations et les outils de jumelage seront accessibles sur un portail sur l’Internet.
De quelle manière la Commission européenne pense-t-elle diffuser cette initiative et favoriser la participation des écoles au programme ?
Nous demanderons aux associations européennes d’encourager ce genre d’expériences et nous ferons appel à la créativité des enseignants pour qu’ils développent des jumelages en tenant compte des caractéristiques de chaque établissement. Nous pensons qu’il pourrait en résulter des expériences pédagogiques fort intéressantes avec peu de moyens.
Quel est le calendrier prévu pour la mise en place du programme de jumelages ?
Une campagne d’information sera lancée au printemps 2004. Nous espérons que l’été venu, tous les établissements scolaires seront au courant de l’initiative et que les premiers jumelages auront lieu en septembre 2004. Nous étudions également la possibilité de créer un réseau d’enseignants pionniers, particulièrement dynamiques et expérimentés en la matière afin qu’ils aident et encouragent les autres.
Le second sujet phare du programme eLearning est le développement de campus universitaires virtuels.
Nous allons y consacrer 30 % du budget du programme. L’objectif est de favoriser la mobilité virtuelle au moyen des nouvelles technologies. Prenons un exemple très simple : pourquoi un jeune Danois apprenant le français ne pourrait-il pas participer à un cours donné dans une université française ou belge ? Pour que cela soit possible, nous allons aider une série d’universités à signer des accords d’échanges d’étudiants afin de développer des cours pilote en ligne. Le programme Erasmus est notre modèle de référence. Notre programme pourrait même éventuellement aider les étudiants Erasmus à ne pas perdre le contact avec leur université pendant leur séjour à l’étranger. Les TIC permettent aux étudiants de maintenir plus facilement les rapports avec le point d’origine, mais aussi, après leur retour, avec le pays visité, de telle sorte que les efforts et l’investissement que suppose un séjour à l’étranger deviennent plus rentables.
Existe-t-il encore des problèmes à résoudre dans ce domaine ?
La mise en pratique de ce programme présente certains problèmes, notamment celui des crédits. Le système européen de transfert de crédits prend peu en compte les matières virtuelles parce que le système d’évaluation du temps que l’étudiant y consacre n’a pas encore été défini. Il est également difficile d’évaluer les connaissances acquises en ligne et les examens virtuels ne sont pas encore acceptés. Nous avons encore de nombreux problèmes à résoudre. C’est la raison pour laquelle nous allons apporter notre soutien au développement d’expériences pilote qui nous aideront à trouver des solutions.
Le dernier grand axe du programme eLearning est l’alphabétisation numérique.
Le concept d’alphabétisation numérique est né au sommet européen de Lisbonne en 2000, lorsqu’on a constaté une carence en matière de personnel qualifié pour occuper les postes liés aux nouvelles technologies. Il est évident qu’il existe des carences à ce niveau. Parfois, ce problème a été analysé de manière très simpliste, comme s’il s’agissait uniquement d’apprendre à utiliser l’ordinateur et certains logiciels. C’est, en fait, un problème beaucoup plus vaste.
On constate à l’heure actuelle que les difficultés que présente l’utilisation des TIC ont des implications sociales liées à l’exercice de la citoyenneté.
Tout à fait. À l’heure où les services de l’administration publique sont accessibles sur Internet et où le droit de vote commence à s’exercer électroniquement, nombreux sont ceux qui ne savent pas se servir du courrier électronique ou qui n’osent pas remplir leur déclaration d’impôts sur Internet. C’est pourquoi nous voulons aider les associations qui travaillent sur le terrain à développer une approche critique d’appropriation et de compréhension des nouvelles technologies. L’âge, ici, est important, car, pour les enfants, l’ordinateur, c’est facile : ils n’ont pas besoin de consulter le manuel d’instructions pour l’utiliser. Il s’agit davantage d’aider les adultes, notamment ceux qui ont plus de 40 ou 50 ans.
Quelles actions concrètes proposez-vous pour accroître la culture numérique ?
Nous proposons des mesures simples. Nous allons apporter notre soutien aux associations et aux réseaux qui travaillent dans ce domaine. Nous souhaitons, par exemple, diffuser les résultats des recherches sur l’interface homme/machine, qui fournissent beaucoup d’informations sur ce genre de sujets. Nous allons aussi nous concentrer tout particulièrement sur la formation des adultes, qui, en raison de leur âge, n’ont pas eu accès à l’utilisation des technologies.
Il reste une dernière ligne d’actions qui implique des mesures transversales.
Il s’agit d’informer, de coordonner, de diffuser et de relier. Nous voulons faire circuler l’information et les moyens mis à disposition des différents acteurs. L’interopérabilité est également un point que nous souhaitons développer. Afin de créer un terrain favorable à l’investissement, il faut disposer de règles et de normes. Les entreprises doivent être convaincues qu’un produit concret sera compatible avec tous les ordinateurs ou pourra être utilisé dans d’autres pays. Ces normes doivent donner aux petites et moyennes entreprises la garantie que si elles développent des applications, celles-ci pourront accéder au marché. Il faudrait, par exemple, avancer sur le thème des métadonnées, qui sont des « étiquettes », des labels de classification permettant de rechercher du matériel. Nous pouvons faire des progrès dans ce domaine avec des mesures à la fois bon marché et significatives sur le plan politique.
Diffuser l’information est l’un des principaux objectifs de ce portail.
L’Internet est le moyen de communication par excellence de la société de l’information. C’est la raison pour laquelle nous pensons que le portail elearningeuropa est le meilleur instrument que nous pouvons mettre à disposition de tous ceux qui cherchent à moderniser et à améliorer l’éducation, pour qu’ils puissent accéder facilement aux informations et débattre de leurs idées et de leurs expériences.
Pour plus d'information, voir l'article: Un programme pour l'intégration efficace des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les systèmes d'éducation et de formation en Europe (2004 – 2006).
Position commune adoptée par le Conseil, en vue d'adopter le Programme eLearning.
Le programme eLearning entrera en vigueur en janvier et devra jouer le rôle de catalyseur. Selon Maruja Gutiérrez, « la Commission européenne souhaite que les nouvelles technologies fassent partie du quotidien de l’éducation à tous les niveaux et nous devrons être très pragmatiques pour atteindre cet objectif ». Elle ajoute que « le programme eLearning ne va rien réinventer : il aura recours aux résultats de projets déjà réalisés pour les mettre à la portée de tous ».
Quelle sera la principale action du programme eLearning ?
Le jumelage entre écoles. La Commission européenne va consacrer environ la moitié du budget à cette action, soit 7 millions d’euros par an. Il s’agit d’un projet très ambitieux. Le jumelage entre écoles nous aidera à accentuer la dimension européenne de l’éducation. Nous voyons encore ici les avantages que présentent les nouvelles technologies en tant qu’élément de changement.
En quoi consiste le jumelage entre écoles ?
Il s’agit d’utiliser les technologies de l’information et de la communication afin d’établir des rapports de coopération entre établissements scolaires de différents pays. Notre objectif est de parvenir à ce qu’aucun enfant ne sorte de l’école sans avoir participé à un projet européen de ce type. Pour l’instant nous visons le jumelage entre 30000 établissements scolaires européens grâce à l’Internet avant 2007.
Comment seront abordés les problèmes de langue ?
D’après notre expérience, lorsqu’il y a de nombreux participants, une seule langue (presque toujours l’anglais) est utilisée. C’est la raison pour laquelle le jumelage scolaire sera possible dès l’existence de deux participants. Nous voulons ainsi favoriser l’utilisation du plus grand nombre de langues possibles, conformément aux efforts entrepris par la Commission européenne pour la promotion de la diversité linguistique et culturelle.
Concrètement, quelles seront les mesures appliquées dans le but de favoriser le jumelage ?
Étant donné la quantité d’établissements scolaires qui existent en Europe, il nous semble impossible de financer directement les écoles. Notre stratégie sera donc de fournir aux enseignants une série de ressources et d’outils. Nous sommes, tout d’abord, en train de préparer une liste d’exemples de jumelages intéressants qui puissent servir de source d’inspiration aux professeurs. Nous allons également élaborer une description détaillée des systèmes scolaires afin de faciliter la tâche aux enseignants à la recherche d’un établissement similaire dans un autre système éducatif. Nous travaillons également à la mise en place d’un moteur de recherche de participants. Toutes ces informations et les outils de jumelage seront accessibles sur un portail sur l’Internet.
De quelle manière la Commission européenne pense-t-elle diffuser cette initiative et favoriser la participation des écoles au programme ?
Nous demanderons aux associations européennes d’encourager ce genre d’expériences et nous ferons appel à la créativité des enseignants pour qu’ils développent des jumelages en tenant compte des caractéristiques de chaque établissement. Nous pensons qu’il pourrait en résulter des expériences pédagogiques fort intéressantes avec peu de moyens.
Quel est le calendrier prévu pour la mise en place du programme de jumelages ?
Une campagne d’information sera lancée au printemps 2004. Nous espérons que l’été venu, tous les établissements scolaires seront au courant de l’initiative et que les premiers jumelages auront lieu en septembre 2004. Nous étudions également la possibilité de créer un réseau d’enseignants pionniers, particulièrement dynamiques et expérimentés en la matière afin qu’ils aident et encouragent les autres.
Le second sujet phare du programme eLearning est le développement de campus universitaires virtuels.
Nous allons y consacrer 30 % du budget du programme. L’objectif est de favoriser la mobilité virtuelle au moyen des nouvelles technologies. Prenons un exemple très simple : pourquoi un jeune Danois apprenant le français ne pourrait-il pas participer à un cours donné dans une université française ou belge ? Pour que cela soit possible, nous allons aider une série d’universités à signer des accords d’échanges d’étudiants afin de développer des cours pilote en ligne. Le programme Erasmus est notre modèle de référence. Notre programme pourrait même éventuellement aider les étudiants Erasmus à ne pas perdre le contact avec leur université pendant leur séjour à l’étranger. Les TIC permettent aux étudiants de maintenir plus facilement les rapports avec le point d’origine, mais aussi, après leur retour, avec le pays visité, de telle sorte que les efforts et l’investissement que suppose un séjour à l’étranger deviennent plus rentables.
Existe-t-il encore des problèmes à résoudre dans ce domaine ?
La mise en pratique de ce programme présente certains problèmes, notamment celui des crédits. Le système européen de transfert de crédits prend peu en compte les matières virtuelles parce que le système d’évaluation du temps que l’étudiant y consacre n’a pas encore été défini. Il est également difficile d’évaluer les connaissances acquises en ligne et les examens virtuels ne sont pas encore acceptés. Nous avons encore de nombreux problèmes à résoudre. C’est la raison pour laquelle nous allons apporter notre soutien au développement d’expériences pilote qui nous aideront à trouver des solutions.
Le dernier grand axe du programme eLearning est l’alphabétisation numérique.
Le concept d’alphabétisation numérique est né au sommet européen de Lisbonne en 2000, lorsqu’on a constaté une carence en matière de personnel qualifié pour occuper les postes liés aux nouvelles technologies. Il est évident qu’il existe des carences à ce niveau. Parfois, ce problème a été analysé de manière très simpliste, comme s’il s’agissait uniquement d’apprendre à utiliser l’ordinateur et certains logiciels. C’est, en fait, un problème beaucoup plus vaste.
On constate à l’heure actuelle que les difficultés que présente l’utilisation des TIC ont des implications sociales liées à l’exercice de la citoyenneté.
Tout à fait. À l’heure où les services de l’administration publique sont accessibles sur Internet et où le droit de vote commence à s’exercer électroniquement, nombreux sont ceux qui ne savent pas se servir du courrier électronique ou qui n’osent pas remplir leur déclaration d’impôts sur Internet. C’est pourquoi nous voulons aider les associations qui travaillent sur le terrain à développer une approche critique d’appropriation et de compréhension des nouvelles technologies. L’âge, ici, est important, car, pour les enfants, l’ordinateur, c’est facile : ils n’ont pas besoin de consulter le manuel d’instructions pour l’utiliser. Il s’agit davantage d’aider les adultes, notamment ceux qui ont plus de 40 ou 50 ans.
Quelles actions concrètes proposez-vous pour accroître la culture numérique ?
Nous proposons des mesures simples. Nous allons apporter notre soutien aux associations et aux réseaux qui travaillent dans ce domaine. Nous souhaitons, par exemple, diffuser les résultats des recherches sur l’interface homme/machine, qui fournissent beaucoup d’informations sur ce genre de sujets. Nous allons aussi nous concentrer tout particulièrement sur la formation des adultes, qui, en raison de leur âge, n’ont pas eu accès à l’utilisation des technologies.
Il reste une dernière ligne d’actions qui implique des mesures transversales.
Il s’agit d’informer, de coordonner, de diffuser et de relier. Nous voulons faire circuler l’information et les moyens mis à disposition des différents acteurs. L’interopérabilité est également un point que nous souhaitons développer. Afin de créer un terrain favorable à l’investissement, il faut disposer de règles et de normes. Les entreprises doivent être convaincues qu’un produit concret sera compatible avec tous les ordinateurs ou pourra être utilisé dans d’autres pays. Ces normes doivent donner aux petites et moyennes entreprises la garantie que si elles développent des applications, celles-ci pourront accéder au marché. Il faudrait, par exemple, avancer sur le thème des métadonnées, qui sont des « étiquettes », des labels de classification permettant de rechercher du matériel. Nous pouvons faire des progrès dans ce domaine avec des mesures à la fois bon marché et significatives sur le plan politique.
Diffuser l’information est l’un des principaux objectifs de ce portail.
L’Internet est le moyen de communication par excellence de la société de l’information. C’est la raison pour laquelle nous pensons que le portail elearningeuropa est le meilleur instrument que nous pouvons mettre à disposition de tous ceux qui cherchent à moderniser et à améliorer l’éducation, pour qu’ils puissent accéder facilement aux informations et débattre de leurs idées et de leurs expériences.
Pour plus d'information, voir l'article: Un programme pour l'intégration efficace des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les systèmes d'éducation et de formation en Europe (2004 – 2006).
Position commune adoptée par le Conseil, en vue d'adopter le Programme eLearning.
Articles
Pour une autre approche dans l’utilisation de l’e-learning au service de l’inclusion numérique
19 juin 2005
Cinq stratégies pour surmonter les barrières mentales et développer les capacités dans un contexte d’analphabétisme informatique.
Le présent article propose une contribution innovatrice concernant l’inclusion numérique. La plupart des initiatives dans ce domaine tendent à se concentrer sur la question du matériel moyennant le don d’ordinateurs, le câblage des domiciles, l’utilisation de dispositifs sans fil, etc. Compte tenu des spécificités des publics cibles touchés par la fracture numérique, nous défendons la thèse qu’une autre approche s’impose.
Notre proposition est fondée sur les principales conclusions du projet e-learning pour l’e-inclusion. Ce projet de l’Union européenne, financé par l’initiative e-learning, a analysé plus de 600 activités en faveur de l’inclusion numérique.
L’exclusion numérique est un concept très vague. Les prétendus analphabètes informatiques (handicapés mis à part) sont des collectifs confrontés à des situations très diverses, tels que les personnes du troisième âge, les chômeurs, les détenus, les jeunes vivant dans des circonstances difficiles, les immigrés, etc.
Pour tous ces groupes, élaborer et mettre en œuvre des programmes d’enseignement des TIC est insuffisant. Une autre approche devrait être développée sur la base de deux grands impératifs :
Dans ce contexte, nous recommandons cinq stratégies pour utiliser efficacement l’e-learning au service de l’inclusion sociale et numérique.
1. Combiner l’enseignement des TIC avec celui d’autres savoirs non numériques tout aussi importants pour l’inclusion sociale. Premièrement, les élèves sont beaucoup plus motivés, car ils associent l’apprentissage des TIC avec une chose qui les intéresse vraiment (obtenir leur permis de conduire, trouver un emploi, etc.). Deuxièmement, la combinaison de buts d’apprentissage est un facteur d’efficacité, car les apprenants acquièrent à la fois des compétences dans l’utilisation d’Internet et d’autres aptitudes (par exemple apprendre à conduire, comme dans le cas du projet La casa de Shere Rom, axé sur la communauté rom, où les ordinateurs étaient utilisés comme un outil pour préparer l’examen du permis de conduire). Troisièmement, l’objectif d’inclusion sociale est largement atteint, étant donné qu’une telle démarche permet de donner des compétences numériques et d’autres aptitudes non numériques, mais qui n’en sont pas moins essentielles pour l’inclusion sociale.
2. Stratégie de communication. Notre analyse des échecs a démontré que si la proposition n’est pas communiquée de manière appropriée, elle n’atteindra pas ses objectifs. Il existe d’innombrables sites web visant à aider les femmes ou les immigrés, qui peuvent être très bien conçus et organisés, mais qui faillissent dans leur mission parce que la « cible » ignore leur existence. La communication doit être adaptée à la fois à la cible et à sa situation géographique. La démarche ne sera pas la même selon que l’on se place au niveau local, national ou international. En outre, il importe d’utiliser des moyens non numériques pour délivrer le message, vu que les groupes cibles sont justement les exclus numériques.
3. Éducation des élèves par d’autres élèves du groupe. Dans la mesure du possible, il est bon que les élèves s’entraident et se transmettent leurs compétences. Cela peut se faire dans un cadre structuré ou de manière non directive. Dans le premier cas, les élèves sont « promus » au rang d’enseignants. Il y a là une implication importante, à savoir que s’il y a suffisamment d’élèves prêts à jouer ce rôle, la viabilité de la formule est garantie. Par ailleurs, dans des situations moins structurées, l’aide que peuvent apporter les élèves renforce considérablement l’intérêt cognitif de ce qui est expliqué et accroît la motivation.
4. Création d’environnements informels. Cette stratégie présente l’avantage d’être applicable à plusieurs groupes cibles. Par exemple, enseigner des compétences informatiques dans l’environnement traditionnel de la classe peut être très ennuyeux pour des enfants qui ne sont pas habitués à manier l’ordinateur. Une approche moins structurée, davantage axée sur l’expérimentation – où les enfants utilisent l’ordinateur comme un jouet –, peut se révéler très efficace. De même, des environnements trop scolaires peuvent être intimidants pour des immigrés ayant un héritage culturel très différent de celui du pays d’accueil. Ils se sentiront plus à l’aise dans un cadre moins conventionnel. La même chose est vraie pour certains groupes de femmes et de personnes âgées.
5. Enseignement fondé sur une communauté de culture ou de genre. Cette approche est particulièrement bien attestée dans les initiatives d’e-learning ciblées sur les femmes. Étant donné que la technologie numérique tend à être considérée comme relevant du domaine des hommes, les adolescentes sont souvent peu motivées par ces activités. Il peut donc être intéressant de faire appel à des monitrices pour expliquer l’utilisation d’un environnement e-learning, ainsi que d’utiliser des personnages féminins pour présenter les contenus. Même si l’incidence de cette stratégie se fait essentiellement au niveau du subconscient, ce n’en est pas moins important, car cela va à l’encontre du cliché selon lequel seuls les hommes savent manier les TIC. Un phénomène semblable a été observé dans le cas des immigrés. Un instructeur originaire de la même culture tend à être plus motivant, même si les immigrés parlent bien la langue locale.
Conclusions
La pratique de l’inclusion numérique doit combiner les approches techniques et cognitives. L’enseignement de compétences techniques nécessitant l’utilisation d’un ordinateur ou d’Internet est inutile en l’absence de motivation et de contextualisation. C’est la conjonction de ces éléments qui rend ce savoir-faire véritablement utile pour le groupe cible et efficace dans la lutte contre l’exclusion sociale.
D’autres solutions sont possibles. Elles ont toutes été trop souvent négligées en raison de la prédominance d’une approche exclusivement technique de la problématique en cause. Les stratégies proposées supposent le passage à un nouveau modèle fondé sur des environnements d’apprentissage plus informels, où la communication entre pairs est fondamentale et évitant les clichés préjudiciables concernant les nouvelles technologies.
Bien évidemment, il va sans dire que toutes ces pratiques ne sauraient être viables sans un minimum d’équipement. Il est ainsi indispensable de disposer d’un ordinateur et d’un accès Internet. Cependant, il est tout aussi clair que l’investissement consistant à fournir des moyens techniques s’avère inefficace s’il ne s’accompagne pas d’une nouvelle méthodologie, fondée sur la contextualisation et la motivation.Le présent article est une version abrégée de l’article intitulé Digital Inclusion: Best practices from eLearning, présenté lors de la conférence sur l’utilisation de l’e-learning au service de l’inclusion numérique.
Voir l’article intitulé The Future Paradigm: Social e-learning (Le nouveau modèle : l’e-learning social) pour en savoir plus sur la Charte pour l’inclusion numérique et sociale promue par diverses institutions.
Voir le document intitulé Le potentiel de la société de l’information au service de l’inclusion sociale en Europe, créé par le groupe de haut niveau « Emploi et dimension sociale de la société de l’information » des services de la Commission européenne.
Références
[1] Alexander, C., Ishikawa, S., Silverstein, M., The Timeless Way of Building, New York : Oxford University Press, 1979.
[2] Gardner, K., Cognitive Patterns: Problem-Solving Frameworks for Object Technology, New York : Cambridge University Press, 1998.
[3] Shalloway, A., Trott, J. Design Patterns Explained: a new Perspective in Object-Oriented Design, Cambridge (Massachusetts) : O’Reilly, 2001.
[4] Park, J., Hunting, S., XML Topic Maps: Creating and Using Topic Maps for the Web,Cambridge (Massachusetts) : O’Reilly, 2002.
Notre proposition est fondée sur les principales conclusions du projet e-learning pour l’e-inclusion. Ce projet de l’Union européenne, financé par l’initiative e-learning, a analysé plus de 600 activités en faveur de l’inclusion numérique.
L’exclusion numérique est un concept très vague. Les prétendus analphabètes informatiques (handicapés mis à part) sont des collectifs confrontés à des situations très diverses, tels que les personnes du troisième âge, les chômeurs, les détenus, les jeunes vivant dans des circonstances difficiles, les immigrés, etc.
Pour tous ces groupes, élaborer et mettre en œuvre des programmes d’enseignement des TIC est insuffisant. Une autre approche devrait être développée sur la base de deux grands impératifs :
- Surmonter les barrières mentales (par opposition aux simples obstacles techniques)
Nous constatons, pour l’heure, que les principaux facteurs causals de l’exclusion de la société de l’information sont, entre autres, la méfiance qui est souvent ressentie envers les nouvelles technologies et l’absence de contenus attrayants ou utiles pour les groupes marginalisés et les personnes en danger d’exclusion sociale. - Donner la priorité au renforcement des capacités (par opposition à l’utilisation immédiate)
L’important n’est pas d’enseigner comment utiliser, par exemple, Netscape ou Outlook, mais plutôt le potentiel d’éducation et de libération des nouvelles technologies. Internet peut constituer un instrument d’intégration des exclus sociaux en leur donnant les compétences voulues pour trouver un emploi dans la société de l’information. Cependant, cela ne doit pas être dissocié d’une démarche visant à développer leur sens critique ainsi que leur capacité à se former leurs propres opinions politiques et à s’organiser eux-mêmes en tant que citoyens et groupes culturels. Les TIC devraient être considérées dans une perspective plus large, intégrant la dimension sociale, plutôt qu’à travers le prisme d’une approche technique réductive.
Dans ce contexte, nous recommandons cinq stratégies pour utiliser efficacement l’e-learning au service de l’inclusion sociale et numérique.
1. Combiner l’enseignement des TIC avec celui d’autres savoirs non numériques tout aussi importants pour l’inclusion sociale. Premièrement, les élèves sont beaucoup plus motivés, car ils associent l’apprentissage des TIC avec une chose qui les intéresse vraiment (obtenir leur permis de conduire, trouver un emploi, etc.). Deuxièmement, la combinaison de buts d’apprentissage est un facteur d’efficacité, car les apprenants acquièrent à la fois des compétences dans l’utilisation d’Internet et d’autres aptitudes (par exemple apprendre à conduire, comme dans le cas du projet La casa de Shere Rom, axé sur la communauté rom, où les ordinateurs étaient utilisés comme un outil pour préparer l’examen du permis de conduire). Troisièmement, l’objectif d’inclusion sociale est largement atteint, étant donné qu’une telle démarche permet de donner des compétences numériques et d’autres aptitudes non numériques, mais qui n’en sont pas moins essentielles pour l’inclusion sociale.
2. Stratégie de communication. Notre analyse des échecs a démontré que si la proposition n’est pas communiquée de manière appropriée, elle n’atteindra pas ses objectifs. Il existe d’innombrables sites web visant à aider les femmes ou les immigrés, qui peuvent être très bien conçus et organisés, mais qui faillissent dans leur mission parce que la « cible » ignore leur existence. La communication doit être adaptée à la fois à la cible et à sa situation géographique. La démarche ne sera pas la même selon que l’on se place au niveau local, national ou international. En outre, il importe d’utiliser des moyens non numériques pour délivrer le message, vu que les groupes cibles sont justement les exclus numériques.
3. Éducation des élèves par d’autres élèves du groupe. Dans la mesure du possible, il est bon que les élèves s’entraident et se transmettent leurs compétences. Cela peut se faire dans un cadre structuré ou de manière non directive. Dans le premier cas, les élèves sont « promus » au rang d’enseignants. Il y a là une implication importante, à savoir que s’il y a suffisamment d’élèves prêts à jouer ce rôle, la viabilité de la formule est garantie. Par ailleurs, dans des situations moins structurées, l’aide que peuvent apporter les élèves renforce considérablement l’intérêt cognitif de ce qui est expliqué et accroît la motivation.
4. Création d’environnements informels. Cette stratégie présente l’avantage d’être applicable à plusieurs groupes cibles. Par exemple, enseigner des compétences informatiques dans l’environnement traditionnel de la classe peut être très ennuyeux pour des enfants qui ne sont pas habitués à manier l’ordinateur. Une approche moins structurée, davantage axée sur l’expérimentation – où les enfants utilisent l’ordinateur comme un jouet –, peut se révéler très efficace. De même, des environnements trop scolaires peuvent être intimidants pour des immigrés ayant un héritage culturel très différent de celui du pays d’accueil. Ils se sentiront plus à l’aise dans un cadre moins conventionnel. La même chose est vraie pour certains groupes de femmes et de personnes âgées.
5. Enseignement fondé sur une communauté de culture ou de genre. Cette approche est particulièrement bien attestée dans les initiatives d’e-learning ciblées sur les femmes. Étant donné que la technologie numérique tend à être considérée comme relevant du domaine des hommes, les adolescentes sont souvent peu motivées par ces activités. Il peut donc être intéressant de faire appel à des monitrices pour expliquer l’utilisation d’un environnement e-learning, ainsi que d’utiliser des personnages féminins pour présenter les contenus. Même si l’incidence de cette stratégie se fait essentiellement au niveau du subconscient, ce n’en est pas moins important, car cela va à l’encontre du cliché selon lequel seuls les hommes savent manier les TIC. Un phénomène semblable a été observé dans le cas des immigrés. Un instructeur originaire de la même culture tend à être plus motivant, même si les immigrés parlent bien la langue locale.
Conclusions
La pratique de l’inclusion numérique doit combiner les approches techniques et cognitives. L’enseignement de compétences techniques nécessitant l’utilisation d’un ordinateur ou d’Internet est inutile en l’absence de motivation et de contextualisation. C’est la conjonction de ces éléments qui rend ce savoir-faire véritablement utile pour le groupe cible et efficace dans la lutte contre l’exclusion sociale.
D’autres solutions sont possibles. Elles ont toutes été trop souvent négligées en raison de la prédominance d’une approche exclusivement technique de la problématique en cause. Les stratégies proposées supposent le passage à un nouveau modèle fondé sur des environnements d’apprentissage plus informels, où la communication entre pairs est fondamentale et évitant les clichés préjudiciables concernant les nouvelles technologies.
Bien évidemment, il va sans dire que toutes ces pratiques ne sauraient être viables sans un minimum d’équipement. Il est ainsi indispensable de disposer d’un ordinateur et d’un accès Internet. Cependant, il est tout aussi clair que l’investissement consistant à fournir des moyens techniques s’avère inefficace s’il ne s’accompagne pas d’une nouvelle méthodologie, fondée sur la contextualisation et la motivation.Le présent article est une version abrégée de l’article intitulé Digital Inclusion: Best practices from eLearning, présenté lors de la conférence sur l’utilisation de l’e-learning au service de l’inclusion numérique.
Voir l’article intitulé The Future Paradigm: Social e-learning (Le nouveau modèle : l’e-learning social) pour en savoir plus sur la Charte pour l’inclusion numérique et sociale promue par diverses institutions.
Voir le document intitulé Le potentiel de la société de l’information au service de l’inclusion sociale en Europe, créé par le groupe de haut niveau « Emploi et dimension sociale de la société de l’information » des services de la Commission européenne.
Références
[1] Alexander, C., Ishikawa, S., Silverstein, M., The Timeless Way of Building, New York : Oxford University Press, 1979.
[2] Gardner, K., Cognitive Patterns: Problem-Solving Frameworks for Object Technology, New York : Cambridge University Press, 1998.
[3] Shalloway, A., Trott, J. Design Patterns Explained: a new Perspective in Object-Oriented Design, Cambridge (Massachusetts) : O’Reilly, 2001.
[4] Park, J., Hunting, S., XML Topic Maps: Creating and Using Topic Maps for the Web,Cambridge (Massachusetts) : O’Reilly, 2002.


